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Kamituga : Assassinats ciblés, pillages et colère noire contre l’inaction sécuritaire

La ville de Kamituga sombre davantage dans l’insécurité. Dans la nuit du 12 au réveil du 13 février 2026, des porteurs d’armes incontrôlés ont assassiné Monsieur Watunakanza Kazamwali Aimé, agent de la société Cré/SEKO Kamituga, au quartier Butwa.

Un drame de plus dans une série noire qui plonge la population dans la peur et l’indignation.

Selon des sources locales, les assaillants ont également visité le domicile du proviseur du lycée Yano, Monsieur Kaziki Martin Rodriguez. Les malfaiteurs sont repartis avec des biens de valeur et une importante somme d’argent, sans être inquiétés.

Face à cette recrudescence des violences, la société civile hausse le ton.

Bienfait Fadhili Mulonda Walubanda, acteur engagé à Kamituga, dénonce une situation devenue insupportable :

« Ces actes ignobles se déroulent sous l’œil impuissant des autorités sécuritaires, une attitude qui nous ronge davantage. Nous demandons aux autorités de sortir de leur passivité et d’agir afin d’assurer la sécurité à la population. »

Il rappelle qu’en date du 4 février dernier, un autre jeune habitant de Kamituga avait été tué dans des circonstances similaires. Avant lui, un autre citoyen avait été porté disparu puis retrouvé mort quelques jours plus tard, toujours en 2026.

« Cela a suscité beaucoup de souci au sein de la population et cette situation était même à la base d’un cas de justice populaire », souligne-t-il.

Pour la société civile, l’inaction actuelle risque d’aggraver les tensions et d’encourager les représailles communautaires.

« Les autorités à tous les niveaux doivent agir afin d’aider la population à recouvrer sa quiétude. Cela pourra réduire les cas de criminalité et de justice populaire devenus monnaie courante à Kamituga ».

Du côté des défenseurs des droits humains dans le territoire de Mwenga, l’inquiétude est tout aussi vive. Me Serge Mwenyemali Trésor exige des mesures concrètes et immédiates :

« J’exige une enquête sérieuse pour dénicher ces criminels afin qu’ils soient sanctionnés conformément à la loi. Les services de sécurité doivent remplir loyalement leurs tâches pour lesquelles ils ont été affectés à Kamituga. Tous les détenteurs d’armes doivent être identifiés et cantonnés dans un endroit précis comme cela a été décidé au Conseil de sécurité ».

Alors que la peur s’installe durablement dans cette cité minière du Sud-Kivu, la population attend désormais des actes forts.

À Kamituga, l’heure n’est plus aux discours : c’est la sécurité des citoyens qui est en jeu.

Rédaction

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